Quarante-et-unième Promotion du CNESSS

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Trois questions à Frédéric Van Roekeghem

jeudi 30 septembre 2004, par Jean-Pierre Vélicitat

M. Van Roekeghem, 43 ans, ancien ingénieur, a été directeur de l’audit du groupe d’assurances AXA de 2001 à 2003, directeur du Fonds de solidarité vieillesse de 1997 à 2001 et directeur de cabinet du ministre de la Santé et de la Protection sociale, du 15 avril 2004 jusqu’à sa nomination à la Cnam.

1) A quels objectifs répond la création d’une Uncam ?

L’une des avancées majeures de la loi du 13 août 2004 est de confier aux gestionnaires de l’assurance maladie plus de responsabilités. C’est d’abord le cas dans le domaine des soins de ville avec une compétence élargie dans les relations conventionnelles et la délégation de la gestion des taux de remboursement dans les limites fixées par l’Etat. Par ailleurs, l’assurance maladie jouera un rôle plus important dans la politique du médicament au travers d’une participation renforcée au sein du comité économique des produits de santé et du rôle qu’elle jouera dans le conseil de l’hospitalisation que crée la loi du 13 août 2004. Pour exercer ces responsabilités, il était logique de renforcer la coordination entre les différents régimes d’assurance maladie en leur permettant de parler, grâce à l’UNCAM, d’une seule voix.

2) Quels sont selon vous les axes d’action prioritaires pour l’UNCAM ?

Construire un nouveau partenariat avec les professionnels de santé devra être la priorité de l’UNCAM. Nous avons besoin d’un dialogue avec les professionnels de santé fondé sur la confiance et la stabilité. C’est l’une des conditions de réussite de la réforme de l’assurance maladie. L’UNCAM va aussi devoir très rapidement s’emparer des nouvelles compétences qui lui sont confiées par la loi, notamment le dialogue avec les organismes complémentaires et la gestion des taux de remboursement. Enfin, il faudra s’attacher à ce que l’UNCAM repose sur un fonctionnement véritablement collégial. La loi donne les outils pour un tel fonctionnement avec un conseil émanant des instances délibérantes des trois caisses nationales et un collège des directeurs. Ils devront assurer tous ensemble la cohérence de l’action de l’assurance maladie au travers du fonctionnement de l’UNCAM tout en préservant ce qui fait la spécificité et la force des différents régimes.

3) Quand pourra-t-elle être opérationnelle ?

Pour que la réforme de l’assurance maladie réussisse, il faut que les nouvelles instances qui constituent la nouvelle gouvernance soient opérationnelles dans les meilleurs délais. S’agissant de l’UNCAM, cela implique d’abord que le nouveau conseil de la CNAMTS se constitue et que comme les autres conseils d’administration, il désigne ses membres au sein de l’UNCAM. Au regard de l’ensemble de ces éléments, l’UNCAM devrait pouvoir être opérationnelle dans le courant du mois de novembre.


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